Oser être…

Oser être Soi

« Pour chacun, être juste ce qu’il est sans tenter de séduire, sans se faire valoir, sans non plus se mettre en dessous de sa valeur, sans se questionner sur son effet sur l’autre, sans bien sûr vouloir se conformer à son désir. Pas de comédie, pas de tragédie, le seul plain-chant. »
François Roustang, La Fin De La Plainte

S’oublier en chemin

Nous sommes pétris de conditionnements : le désir de nos parents, les croyances familiales, notre culture etc… Etre social, l’humain se fond si souvent dans un moule par peur du rejet, du jugement…

« Nous nous sommes prêtés (plus que l’on ne croit) à d’inénarables contorsions pour plaire et nous sentir aimés. Enfant, nous voulions garder (ou acquérir) la préférence dans le coeur de notre mère de crainte que l’amour ne nous soit volé. Ou pour éviter des déplaisirs qui l’auraient gâché. Nous avons fermé les yeux… Nous nous sommes rétrécis pour nous sentir grandis dans le regard de l’autre. »
Virginie Megglé, Le Harcèlement Emotionnel

Porter un masque devient parfois une question de survie, et ce mécanisme de survie est souvent inconscient : nous nous identifions à notre masque. Croyant être quelqu’un d’autre, nous perdons la liberté d’être nous-mêmes, et nous en souffrons.

Dès lors comment savoir qui est le « Je suis » caché sous les couches épaisses des conditionnements, des faux-selfs, et de nos émotions refoulées ?

Oser se révéler

Et lorsque nous avons recontacté notre authenticité, il n’est pas forcément si évident, après tant d’années passées à se cacher, de se révéler au monde.

Oser être Soi, cela peut parfois prendre du temps, car nous devons respecter notre écologie. Cela peut demander de l’engagement, de la détermination, du courage, mais cette transmutation des masques est tout à fait possible.

Aller à la rencontre de « qui Je suis », l’être profond que nous étions avant les blessures, avant les filtres familiaux, sociaux et culturels, permet de retrouver l’estime de soi, l’amour de soi, qui manquent souvent lorsque l’on s’est perdu en chemin.

Par où commencer ?

Nous nous sentons perdus lorsque nos mécanismes inconscients nous régissent : à notre insu, nos croyances, nos conditionnements, nos loyautés familiales, nos peurs, nos colères, nos blessures dirigent nos réactions et nos pensées.

Tenter de s’y retrouver en usant de notre volonté risque de s’avérer ardu : le mental n’a aucune compétence dans le domaine émotionnel.

En acceptant de ressentir des informations que nous prenions pour des inconforts, nous accédons à la sagesse de notre corps, qui nous communique les solutions que notre égo ignorait jusqu’alors.

La meilleure piste à suivre est très certainement celle que nous avons fuie toute notre vie.